Témoignage de Lionel HABASQUE (Terres d’Aventure)

Lionel HABASQUE, vous êtes Président Directeur Général de Terres d’Aventure, voyagiste numéro 1 du trek et naturellement sensible à l’environnement que vous proposez de découvrir… en marchant.

Dans le cadre de cette conférence sur le voyage climato-compatible organisée par ATR le 4 décembre 2015 au Grand Palais dans le cadre de la conférence des Nations Unies sur le climat (COP 21), présentez-nous la démarche engagées par votre entreprise pour lutter contre le changement climatique.

Nous avons décidé de compenser volontairement 10% des émissions carbone de nos clients et 100 % des émissions carbone de nos salariés. Cette compensation est réalisée sur nos fonds propres et nous avons choisi des projets de reforestation comme outil de séquestration. Nous sommes investis dans 4 projets : au Pérou, en Inde, en Indonésie et au Sénégal, à travers l’association Insolites Bâtisseurs. Chacun de ces projets répond bien entendu à nos objectifs environnementaux mais nous choisissons aussi ces projets en fonction de leur impact social et économique.

Depuis combien de temps et pour quel bilan ?

Nous avons démarré il y a 5 ans et chaque année nous investissons 400 000 €.  Nous venons de recevoir nos premiers crédits carbone fin 2014. C’est important car ils concrétisent l’impact et la réalité de nos projets. Bien sûr, une fois réceptionnés, ces crédits carbone sont annulés et non revendus.

La nouvelle génération du label ATR, proposé aux voyagistes qui, comme Terres d’Aventure, souhaitent faire reconnaître leur engagement, intègre des critères sur le climat. Pouvez-vous nous les présenter ?

Le nouveau label ATR définit des critères d’exigence des entreprises vis-à-vis de leur propre gestion environnementale et incluent l’évaluation de leur empreinte carbone.

Comment associez-vous vos clients à cette démarche ?

Dans nos brochures, sur nos e-mailings, sur notre site Web, nous permettons à nos clients de se renseigner notamment sur notre politique de compensation volontaire mais ce n’est pas mis en avant comme un argument commercial. Sur le terrain, et à la suite de leur voyage, un certain nombre de questions on trait à la gestion environnementale de nos équipes, à la dégradation éventuelle des sites. Ces questions sont une alerte pour nous pour remédier à des difficultés soulevées par nos clients.