©Kristiina Grand Angle Vercors

Kristiina dans le Vercors par Grand Angle

Voyages, nature, environnement, sport, actions participatives et bénévoles : engagement, équilibre et harmonie.

Selon mon collègue Jean Claude, je serais la plus méditerranéenne de toutes les Finlandaises ! Il faut dire : une enfance finlandaise, une adolescence irakienne et américaine, des études en Belgique, puis en Provence et enfin à Grenoble, et pour finir une installation définitive au cœur du Parc du Vercors pour ma vie de femme… Vous imaginez, si on me demandait un menu avec une spécialité de chacun de mes différents points de chute ?

Pourquoi cette installation dans le Vercors ? Parce que c’est là qu’habite mon Prince Charmant, bien sûr ; c’est aussi parce que j’y retrouve la nature chère à mon cœur de Finlandaise. Vous savez, comme tout le monde en Finlande, ma famille possède un petit chalet de rondins, sans eau ni électricité, au bord d’un lac limpide ; chaque été, on s’y retrouve tous : un bain dans l’eau fraiche, un sauna qui sent bon le feu de bois, un coucher de soleil qui n’en finit pas… A Autrans, dans la vallée isolée où je vis, la neige se fait sauvage l’hiver ; dès les premières feuilles, cerfs et chamois viennent brouter presqu’à notre porte, et je dois veiller sur mes poules, que les renards aiment un peu trop ! Un jour, en allant au bureau, j’ai même vu un loup dans la plaine d’Autrans-Méaudre (le lendemain, il y en avait la photo dans le journal)…

J’aime manger « naturel » et j’ai un potager d’enfer ! Evidemment, je ne peux pas tout produire, alors, j’ai tout de suite participé au projet d’AMAP qui s’est créé sur la vallée, voici quelques années. A ce jour, je m’occupe des commandes d’agrumes bio, et je fais tous les vendredis la livraison du pain bio qui est déposé chez Grand Angle !

De toute façon, le bénévolat et la participation à la vie du pays, c’est dans mes gènes. Sans ça, la vie est triste, pas vrai ? Et c’est la meilleure façon pour s’intégrer et rencontrer des gens ; j’adore ça ! En tout cas, mes occupations bénévoles et actives ont été (et restent) nombreuses :

  • participation aux actions du Sou des Ecoles, qui mène des actions pour récolter des fonds destinés aux projets pédagogiques de l’école primaire (classe de mer, stage de musique, sortie culturelle… ) ;
  • traduction de films pendant de nombreuses années au Festival International du Film de Montagne d’Autrans ; j’étais très fière quand l’un des films que j’ai traduit a été primé (c’est exceptionnel, pour les films sous-titrés) ; 
  • bénévole à la grande course populaire de la Foulée Blanche.

Mais ma plus grande implication, c’est au sein du Club de ski d’Autrans, section saut à ski. J’en ai été longtemps la présidente, et j’en reste un « pilier » ; j’ai même suivi une formation de juge pour les compétitions. Je suis là sur toutes les manifestations à Autrans ; du coup, je « recrute » chez Grand Angle : à la dernière coupe de France, tous les jeunes de l’équipe bureau sont venus me passer un coup de main, c’était trop sympa. Cet engagement bénévole dans le sport ne date pas d’hier : aux JO d’Albertville, j’étais interprète pour l’équipe de Finlande !

Et mon travail, me direz-vous ? Début 2002, j’ai rejoint l’équipe Grand Angle, une société familiale en pleine évolution, et qui me convient bien. J’y suis chef de produit, et grâce aux différentes langues que je parle, je m’occupe des pays scandinaves et germanophones, mais aussi des Canaries, de Madère, de Jersey, etc… Je passe du nord au sud, en ski, à pied ou à vélo ! Il s’est toujours agit de voyages respectueux de l’environnement naturel et humain et ce, bien avant que des labels n’apparaissent. Ce que je préfère ? Les contacts suivis avec les clients et les fournisseurs ; d’année en année, je retrouve les mêmes clients, qui deviennent un peu des amis ; c’est pareil avec nos partenaires. L’été dernier, dans les Dolomites, j’étais reçue comme une reine dans les refuges !

Ce qui me plait, c’est cette liberté que j’ai de pouvoir m’organiser pour marier mes activités professionnelles et extra professionnelles, qui sont souvent en interaction, d’ailleurs. Il me serait impossible d’établir une vraie frontière entre mon travail, mes activités bénévoles et ma façon de vivre. Je n’en ai aucune envie : ma vie est un tout et doit être en accord avec mes passions et mes convictions. Je reconnais que j’ai de la chance de pouvoir mettre tout cela en harmonie.

> En savoir plus