Les commissions de travail

©man jumping

La Stratégie ATR-2030, votée à l’unanimité le 2 février 2023, adopte de nouvelles orientations structurantes pour ATR, dont la création de commissions de travail dédiées à des thématiques clés du tourisme responsable. Tous les membres ATR s’impliquent dans une commission de travail thématique et participent à la réflexion collective autour de travaux communs pour mieux comprendre ces sujets et agir.

Découvrez sur cette page les objectifs traités et les définitions des termes clés ! Vous souhaitez en savoir plus sur ces enjeux primordiaux ? Visitez notre page « Ressources » !

commission préservation

La commission « Préservation » a pour objectif de sensibiliser et de partager des bonnes pratiques sur tous les aspects de la préservation des paysages et de la biodiversité (plastique et déchets, bien-être animal (domestiques et sauvages), gestion des ressources naturelles, patrimoine matériel et immatériel, etc.).

 Le premier sujet sur lequel s’est penchée la commission est la question des plastiques et des déchets à usage unique. Un guide du voyage zéro plastique a été produit et partagé aux membres de l’association !

La biodiversité correspond à l’ensemble du vivant, la diversité de la vie sur Terre et à ses interactions. Elle recouvre l’ensemble des milieux naturels et des formes de vie (plantes, animaux, champignons, bactéries, archées et eucaryotes).

La biodiversité comprend :

  • La diversité des milieux de vie à toutes les échelles : des océans, prairies, forêts, les systèmes digestifs, coraux … Ce sont les écosystèmes.
  • La diversité des espèces vivantes dans ces milieux, qui sont en relation les unes avec les autres (prédation, coopération…) et avec leurs milieux de vie.
  • La diversité des individus au sein de chaque espèce : on parle de diversité génétique pour ce troisième type.
Ensemble des êtres vivants en interactions les uns avec les autres, et avec leur milieu de vie. L’écosystème est constitué du biotope et de la biocénose.
Introduction directe ou indirecte, par suite de l’activité humaine, de substances ou de chaleur dans l’air, l’eau ou le sol, susceptibles de porter atteinte à la santé humaine ou à la qualité des écosystèmes aquatiques ou des écosystèmes terrestres, qui entraînent des détériorations aux biens matériels, une détérioration ou une entrave à l’agrément de l’environnement ou à d’autres utilisations légitimes de ce dernier.

Il existe 3 définitions principales au bien-être animal :

  • Le bien-être d’un animal est respecté à partir du moment où il ne subit pas de souffrances physiques, de blessures ou n’est pas en danger.
  • Le bien-être est une absence de souffrance mais la souffrance est atteinte à partir du moment où l’animal n’est pas en mesure (physiologiquement ou psychologiquement) de faire face aux contraintes imposées.
  • Le bien-être de l’animal est respecté à partir du moment où il peut exprimer son état comme dans son milieu naturel, c’est-à-dire que son comportement correspond à son comportement naturel, observé dans son milieu d’origine.

En d’autre termes, on peut définir le bien-être animal comme une activité respectant les limites de l’animal, sa nature sauvage et ses besoins. Le concept du bien-être animal veut que l’on ne fasse subir à aucun être ce que l’on ne ferait subir à l’être humain.
Le bien-être animal englobe aussi bien la domestication d’animaux (ânes, chevaux, éléphants, …) que l’approche des animaux sauvages (safaris, nages avec les mammifères marins, …).

Matière première inorganique (nutriments, minéraux, eau …), vivante (végétaux et animaux, sauvages comme domestiques), ou fossile (pétrole, charbon, tourbe …) ou tout autre substance produite par les processus naturels des écosystèmes.
Première convention internationale concernant la biodiversité, ouverte à signature lors du Sommet de la Terre à Rio en 1992 et signée à ce jour par 193 pays. Elle a trois objectifs : la conservation de la biodiversité ; l’utilisation durable de ces éléments ; et le partage juste et équitable des bénéfices issus de l’utilisation des ressources génétiques.

commission destination

La commission « Destination » a pour objectif de fournir les éléments essentiels pour améliorer son impact économique et social à destination mais réfléchit également à l’évaluation de cet impact.

Ce sont les dépenses générées par les activités offertes lors du voyage et directement engagées par la visite des sites.
Le commerce équitable repose sur une organisation des échanges visant à équilibrer le rapport producteur / consommateur entre les pays développés et les pays en développement. Le consommateur achète le produit à un prix garantissant au producteur une juste rémunération de son travail, dans un cadre social et environnemental ainsi mieux préservé.

commission carbone

La commission carbone est un espace de réflexion collective autour des questions de la mesure de l’empreinte carbone, de la réduction des émissions de gaz à effet de serre et de la contribution à des projets de mécénat environnemental. L’objectif est d’accompagner les membres à réduire leur impact sur le changement climatique, dans un monde où le tourisme pèse pour environ 10% des émissions de GES.

Une trajectoire carbone précise a été définie par ATR pour accompagner ses membres dans leur politique carbone.  Dans le cadre du projet européen ATRE, ATR a créé des outils adaptés aux voyageurs et aux professionnels du tourisme.

Les GES sont l’ensemble des gaz responsables du réchauffement climatique : ils absorbent une partie des rayons solaires en les redistribuant sous la forme de radiations dans l’atmosphère terrestre, phénomène appelé « effet de serre ».
Plus d’une quarantaine de gaz à effet de serre ont été recensés par le Groupe Intergouvernemental d’Experts sur l’Evolution du Climat (GIEC). Le CO2 est le principal gaz à effet de serre d’origine humaine généré notamment lors de la combustion des énergies fossiles (pétrole, charbon) et de la biomasse.
Indicateur qui vise à mesurer l’impact d’une activité sur l’environnement, et plus particulièrement les émissions de gaz à effet de serre liées à cette activité.
Elle peut s’appliquer à un individu (selon son mode de vie), à une entreprise (selon ses activités) ou un territoire. Cet impact est généralement exprimé en dioxyde de carbone équivalent ou CO2e par soucis de simplicité mais de nombreuc GES sont à prendre en compte.
Outil de diagnostic conçu par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) pour comprendre et analyser l’activité des particuliers, des entreprises, des collectivités et des administrations en matière d’émissions directes et indirectes de gaz à effet de serre.

Ces émissions de gaz à effet de serre ont été classées en 3 scopes ou périmètres :

  • Scope 1 : les émissions directes de GES émises par l’entreprise (ex: les émissions des véhicules détenus par l’entreprise).
  • Scope 2 : les émissions liées à l’énergie (ex : électricité).
  • Scope 3 : les émissions indirectes de l’entreprise (les voyages des clients pour un voyagiste).
Séjour qui s’attache au maximum à minimiser ses émissions de GES, en choisissant un mode de transport doux – que ce soit pour se rendre à destination ou à destination -, des prestataires (hôtellier, restaurateur…) engagés, des activités peu émettrices etc.

Attention, un séjour bas carbone n’est pas ‘zéro carbone’.

commission inclusivité

La commission inclusivité s’intéresse au pilier social du tourisme responsable.

Trois sujets sont travaillés :

  • La gouvernance,
  • Le droit au tourisme pour tous (aspect financier),
  • L’accessibilité du secteur (voyages et entreprises) aux personnes en situation de handicaps.

Suite à la réalisation d’un ‘Bilan Inclusivité’ auprès de l’ensemble des membres ATR, la commission a produit un ‘Guide Inclusivité‘, outil aidant les membres à s’engager dans des démarches plus inclusives.

ATR est membre de l’association Tourisme & Handicaps depuis 2024.

Valeurs que vous pouvez incarner, pratiques que vous pouvez instaurer, pour assurer l’intégration et l’épanouissement de chacun dans son environnement. Indépendamment de son sexe, de son origine sociale, de son identité, de son/ses handicap(s) ou de ses caractéristiques physiques, tous et toutes peuvent se sentir accueillis et pleinement intégrés dans leur environnement temporaire (voyage) ou permanent (lieu de vie, de travail). Fondée sur le respect et la valorisation de la diversité, l’inclusivité s’aligne sur des valeurs telles que l’équité, l’égalité et la justice sociale.
Suppression ou réduction des barrières et des freins qui entravent la participation active et efficace des personnes en situation d’incapacité. Ainsi, la possibilité est laissée au plus grand nombre, quelles que soient leurs capacités physiques, sensorielles, cognitives ou autres, à pouvoir utiliser, comprendre ou bénéficier d’outils et de leur environnement temporaire (voyage) ou permanent (lieu de vie, de travail).

Limitation des possibilités de participation aux activités et/ou entrave à la participation à la vie sociale, causée par des altérations des capacités sensorielles, physiques, mentales, cognitives ou psychiques d’un individu. Cette réalité inclut diverses situations et exigences particulières, demandant fréquemment des ajustements et des accompagnements pour favoriser l’autonomie et l’intégration totale de la personne au sein de la société.

Lever les freins au non-départ en vacances en garantissant que les voyages et les expériences touristiques soient accessibles à tous, indépendamment des conditions physiques, financières ou sociales de chacun. Cela se fait en rendant les destinations, les activités et les services touristiques accessibles grâce à des ressources, des moyens et des informations adéquats.

Processus de direction d’une structure qui inclut, entre autres, la délégation des responsabilités et l’implication des employés dans les prises de décision. Les principaux objectifs de la gouvernance d’entreprise sont de favoriser la transparence, la responsabilité, l’équité et la prise de décision éclairée au sein de l’entreprise (gestion des risques, conformité des lois, promotion de l’inclusion …). Il est essentiel que chaque partie prenante soit clairement informée de ses droits et de ses responsabilités.

Désigne un ensemble d’entreprises organisées sous forme de coopératives, mutuelles, associations, ou fondations, dont le fonctionnement interne et les activités sont fondés sur un principe de solidarité et d’utilité sociale (Ministère de l’Economie).

commission communication

La commission communication challenge les membres de l’association sur la sensibilisation du grand public, des professionnels et des institutions publiques.
Elle permet à l’association d’affirmer son rôle de sensibilisateur aux enjeux du tourisme responsable, de fédérateur de l’industrie touristique et de plaidoyer.

La commission communication a produit un guide de communication partagé aux membres ATR !

« La communication responsable correspond non seulement à la communication qui porte sur des questions de responsabilité d’entreprise, mais intègre aussi la responsabilité des actions de communication. C’est une communication plus sensible aux enjeux écologiques, davantage à l’écoute du Vivant, une communication qui s’interroge autant sur le fond et sur la forme des messages, une communication qui intègre également la notion d’urgence. La communication responsable n’est pas un objet ni une fin en soi, c’est un processus systémique. Elle ne sera véritablement efficace que si elle s’intègre en amont et pose dès le début la question de la pertinence de l’action. » ADEME

Pour en savoir plus, cliquez ici.

Méthodes de communication utilisée par certaines organisations pour se donner une bonne image environnementale et sociale, contraire à la réalité des choses (en abusant par exemple de la couleur verte, renvoyant à la nature, ou en utilisant des termes trompeurs à la réalité inexistante comme ‘zéro émission’). En français, on peut aussi trouver le terme d’écoblanchiment.

A l’inverse du greenwashing, le greenhushing consiste à ne pas communiquer sur les actions RSE mises en place dans l’entreprise ou dans le développement des activités. Néanmoins, communiquer, c’est déjà agir ! Il est essentiel de témoigner justement, de manière humble et chiffrée, de ses actions, afin d’encourager de plus en plus d’acteurs à entamer une démarche de développement plus responsable.

commission évaluation

La commission évaluation organise les évolutions du label ATR en partenariat avec Travelife, ainsi que le suivi des engagements opérationnels de chacun des membres. Même s’ils ne vont pas encore jusqu’au label, tous les membres ATR s’engagent au-travers de la Charte d’Engagements Opérationnels et la Charte d’Engagement moral.

Dispositif visant à offrir à leurs cibles une garantie objective de conformité à des caractéristiques établies dans un référentiel ou cahier des charges (ADEME). Le label se base sur une candidature volontaire de l’entité qui souhaite en bénéficier et est évalué par une entité indépendante (ATD).
A ne pas confondre avec la norme ou la certification.

commission JEUNES

Le groupe jeunes vise à sensibiliser les professionnels du voyage jeunes à des pratiques touristiques plus responsables dans leurs activités et à doter les jeunes d’outils permettant de se familiariser à ces principes. Une attention particulière est portée sur les vertus pédagogiques du voyage.

Le premier sujet auquel s’est intéressée la commission a été la réalisation et diffusion de la Charte Ethique du Jeune Voyageur, une version adaptée à un public de 11 à 17 ans de la Charte Ethique du Voyageur d’ATR. Ce document est co-signé par ATR, L’Office et l’UNOSEL.

commission CSE/COS

La commission s’attache à évaluer la sensibilité des comités sociaux et économiques (CSE), des comités d’œuvres sociales (COS) aux enjeux du tourisme responsable. Sur cette base, des outils leur sont proposés afin de les accompagner dans l’évolution de leurs pratiques. Cette démarche s’inscrit également dans une volonté de renforcer les liens avec ce type de public, en vue de favoriser des dynamiques communes avec les membres d’ATR. Cette commission est l’occasion de travailler sur les spécificités des voyages en groupes (y compris associations, amicales etc.).

La première action mise en place par cette commission est la réalisation d’une enquête à destination de toutes les structures proposant des voyages de groupe (CSE, COS, associations, amicales, clubs, etc.).

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