©Madagascar Allibert Trekking © Gérard Neveu

Madagascar

FICHE DESTINATION MADAGASCAR PAR ATR

« Mieux vaut lentement et bien que vite et mal», proverbe à destination du vazaha (étranger en malgache).

Généralités du pays et enjeux majeurs liés au tourisme responsable

Premier peuplement vers -2000 av JC par les Vahoaka (« ceux des canoës », peuple de la mer)

Indépendance en 1960 dans le prolongement de l’insurrection de 1947 contre les autorités coloniales françaises

Près de 25 millions d’habitants en 2017 (15 millions en 2000) répartis sur 587041 km2

Indice de développement humain : 0,51 (154e rang sur 188 pays)

293 000 visiteurs étrangers en 2016, dont plus de 25% de français (contre 400 000 en 2008)

Indice ATR (nombre de touristes étrangers / nombre d’habitants) : 1,17 visiteurs pour 100 habitants

Effets positifs du tourisme : emplois et revenus directs indirects et induits, des voyageurs qui choisissent cette destination pour le caractère unique de son environnement et de ses traditions, de nombreux sites classés et reconnus pour leur qualité avec l’appui de nombreuses ONG qui participent à des programmes de conservation et de développement local, des professionnels du tourisme qui intègrent le développement durable dans leurs activités, donnent des consignes très strictes à leurs prestataires et leurs équipes et sensibilisent leurs clients.

Effets négatifs du tourisme : une fréquentation globale très faible liée au manque de moyens pour promouvoir la destination mais aussi gérer le développement (infrastructures notamment routières), un volume de touristes trop élevé sur certains sites (Nosy Be) où les revenus de l’activité touristique attirent de plus en plus de malgaches, contribuant à l’augmentation exagérée des prix et une pression sur l’environnement, un développement de l’écotourisme sans intégration des enjeux sociaux et culturels, un développement de la mendicité, des dérives du tourisme humanitaire, des touristes qui donnent des bonbons ou des crayons sans se soucier les besoins réels des populations, des habitants tentés de se détourner de leurs activités traditionnelles pour se tourner exclusivement vers le tourisme, dont les revenus dépendent de conditions politiques et sécuritaires aléatoires, une introduction d’espèces populaires auprès des touristes sans études d’impact, ou encore un changement de comportement alimentaire des animaux montrés aux touristes.

Enjeux majeurs (selon ATR) : exploitation sexuelle des enfants, corruption, destruction de la forêt, concentration du tourisme à Nosy Be, formation professionnelle aux métiers du tourisme et à son développement durable, conservation du patrimoine naturel, concertation entre les acteurs publics et privés.

Labels et réseaux locaux

ANTSO RE (Association Nationale du Tourisme Solidaire et Responsable), littéralement « APPEL (ANTSO) ENTENDU (RE) » (en malgache) est un réseau d’acteurs locaux conscients de l’importance du patrimoine culturel et naturel à Madagascar.

Des opérateurs locaux valorisent également leurs engagements à travers les démarches Fair Trade Tourism (FTT) initié depuis l’Afrique du Sud (avec le soutien du groupement de professionnels GoToMadagascar) et Travelife, en lien avec la stratégie « DEFI 2020 » de développement durable du ministère du tourisme de Madagascar.

Système politique et juridique

République à régime semi-présidentiel multipartite dont les institutions sont définies par la constitution de la 4e République (2010)

Index de perception de la corruption par Transparency International : 26/100 (145e rang sur 176 pays)

Le rapport d’Amnesty International indique notamment un contexte de pauvreté généralisée, une malnutrition très répandue et un accès aux soins de santé primaires en détérioration.

Droit du tourisme : à chaque nature d’activité touristique correspond une licence spécifique : A pour les agence de voyages,  B  pour les voyagistes ou les réceptifs (minimum obligatoire pour les réceptifs travaillant avec des voyagistes français), C pour les entreprises de prestations touristiques spécialisées, les entreprises de location de voitures, de bateaux de plaisance ou d’autres matériels de transports motorisés ou non (minimum obligatoire pour les prestataires travaillant avec des voyagistes français). Il est obligatoire de souscrire des assurances garantissant les conséquences pécuniaires et dommageables de la responsabilité civile professionnelle qui couvre les accidents de transports (voitures, minibus…), des chauffeurs, des clients, les dommages matériels et les vols (perdu pendant le transport  durant le circuit ou voler dans le bus).

Seules les personnes ayant suivi des formations de guidage ou pouvant justifier d’une expérience en la matière peuvent exercer la profession de guide, répartie en 4 catégories : guide local, guide régional, guide spécialisé et guide accompagnateur national (nouvelles cartes en cours en 2017 suite à une mise à jour des agréments des guides). L’ensemble des guides sont formés aux premiers secours et ont les connaissances médicales requises pour l’accompagnement et l’encadrement en moyenne montagne, le cas échéant.  Ils sont aussi formés à la gestion de groupe, à la logistique matérielle, aux pratiques du tourisme responsable et à la situation environnementale, sociale et culturelle du pays. Le réceptif diffuse auprès de son personnel la « Charte Ethique du Voyageur », document de sensibilisation aux pratiques du développement durable appliqué au domaine du tourisme.

Toute personne bénéficiant d’un contrat de travail doit être déclarée à la caisse nationale de prévoyance sociale (CNAPS) et à une organisation sanitaire inter-entreprises (OSIE) mais c’est obligatoire uniquement pour le personnel administratif ou les personnes déclarées comme personnel permanent. Pour le personnel freelance (guides notamment), possibilité de souscription volontaire à la CNAPS et pour tous les salariés, possibilité de souscription à des systèmes sociaux complémentaires (prévoyance, retraite) et/ou mutuelle.

Lorsque le portage se fait à dos d’homme, les limites annoncées et contrôlées par les prestataires doivent être de 15kg par porteur.

Il est demandé aussi aux voyagistes de s’assurer que leur réceptif est parfaitement en règle vis à vis de la réglementation (licences et responsabilités civiles) et des déclarations fiscales (TVA , IRSA , Impôt synthétique).

L’âge minimum légal pour travailler est de 18 ans mais certains jeunes sont initiés aux métiers du tourisme dès 16 ans, notamment en période de vacances scolaires ou en cas de non scolarisation.

Économie

Le rapport du ministère français de l’économie indique que la situation économique s’est améliorée depuis 2014. Le secteur « agriculture, pêche, élevage et environnement » représente 85% des emplois mais ne pèse que 25% du PIB. La population, vivant à 70% en zone rurale, continue de dépendre d’une agriculture de subsistance.

Activités principales (hors tourisme) : mine (dont terres rares comme le titane et l’ilménite), pêche, et agriculture (riz, maïs et vanille en tant que premier pays exportateur dans un contexte de crise liée à la privatisation des exploitations et aux cyclones qui ont dévasté les zones de production)

Salaire moyen mensuel : 90 euros

Salaire net mensuel minimum : 45 euros en 2017, soit 155 000 MGA (Ariary)

Recettes du tourisme : 642 millions d’euros en 2016

Rémunération recommandée par ATR en 2017 pour les professionnels du tourisme : guide local (9 euros par jour), guide accompagnateur national (35 euros par jour), guide régional (37 euros par jour), guide spécialisé (50 euros par jour), ou entre 120 et 240 euros par mois si le guide est en CDI, chauffeurs (13 euros par jours minimum et entre 90 et 240 euros si en CDI), cuisiniers (10 euros par jour) porteurs (entre 7 et 9 euros par jour)

Pourboire recommandé (mais non obligatoire) : au moins 25 euros par voyageur pour une semaine sans dépasser 25% du total de la rémunération du staff, à répartir entre les guides (au moins 14 euros) et les chauffeurs (au moins 7 euros). Proscrire les pourboires pour les guides des parcs nationaux dont la rémunération est déjà très élevée (près de 50 euros pour 4 heures de visite).

L’ensemble des agences réceptives fournissent obligatoirement au personnel embauché (freelance ou pas) hébergement, nourriture et s’assurent que le personnel dispose d’un équipement adapté au cours des excursions dans des conditions « localement » convenables et en tenant compte des conditions climatiques associées. Si nécessaire, il aide à l’acquisition de ce matériel.

Prix de location pour une véhicule de plus de 5 ans avec des sociétés en règles : 80 euros par jour.

Société

Le culte des ancêtres et l’animisme imprègnent la société malgache dans son ensemble. Ne jamais mépriser les « fady » (interdits) ni essayer de les contourner par une logique étrangère, tout particulièrement dans le monde rural.

L’exode rural éloigne les habitants des modes de vie traditionnel sans toutefois intégrer les population à un système « moderne ». Dans cette aventure dont le but est de quitter une brousse qui n’offre que peu de perspectives, les femmes sont souvent les victimes. C’est ainsi que prostitution et tourisme sexuel deviennent pour bon nombre d’entre elles un moyen de subsistance. Non seulement le commerce de leur corps leur permet de survivre, mais souvent elles caressent l’espoir de trouver le vazaha qui les emmènera loin de cette vie sans issue, vers cet ailleurs idéalisé que représente l’Europe :  « andafy ».

Comme l’indique fort justement le guide Viatao, « le manque d’infrastructures de base dans les domaines de la santé et de l’éducation caractérise un pays à la croisée des chemins entre tradition et modernité, qui cherche sa propre voie de développement ». Dans le secteur touristique, en dehors des sites balnéaires et des parcs nationaux déjà reconnus, commence à émerger une offre qui met l’accent sur le respect de la nature et le souci d’impliquer les communautés, et de valoriser leurs modes de vie.

Culture

L’unité dans la diversité est une formule qui pourrait résumer une culture locale métissée qui se manifeste à travers des traditions ancestrales vivantes et non figées dans divers domaines tour particulièrement la musique.

Six sites sont classés au patrimoine de l’UNESCO dont la colline royale d’Ambohimanga, la réserve naturelle Tsingy de Bemaraha et les forêts humides de l’Atsinanana,

Actions recommandées par ATR :

  • impliquer les acteurs locaux et les communautés locales dans la mise en place de pratiques touristiques responsables ; sensibiliser les voyageurs aux questions de mendicité, de tourisme sexuel des enfants, d’achats du patrimoine local comme souvenirs (fleurs, coquillages, animaux vivants, article du patrimoine national), des codes vestimentaires, des us et coutumes et des cultures à respecter
  • sensibiliser les voyageurs à l’artisanat fabriqué localement afin de soutenir le savoir-faire local

Environnement

Le pays a de nombreux problèmes environnementaux, malgré l’action d’organismes comme Madagascar National Parks : déforestation (dépouillement des forêts primaires, exploitation du bois rose, populations des lémuriens très menacées), pillage des ressources halieutiques (destruction de nombreux écosystèmes et fragilisation des communautés locales côtières avec des retombées économiques associées), pillage des ressources naturelles malgaches (bois précieux comme le palissandre, pierres précieuses), problème de l’accès à l’eau potable, pénurie de centres de traitement des déchets, manque de sensibilisation et d’éducation de la population malgache tant urbaine que rurale.

Madagascar a entrepris des efforts significatifs pour freiner la dégradation de son environnement naturel et préserver sa biodiversité unique, orientant sa politique sur la voie d’un mode de développement durable. Conscient que ces problèmes de détérioration des écosystèmes étaient liés à la situation politique, économique et à la pauvreté, le gouvernement a élaboré un Plan National d’Action Environnemental (PNAE) avec l’appui de la Banque Mondiale, des agences internationales et de certaines organisations non gouvernementales. Ainsi, la Charte de l’Environnement adoptée sous forme de loi d’Etat qui constitue le cadre général de ce plan spécifique, exprime clairement le lien entre la protection de l’environnement et le développement économique du pays afin que le démantèlement de la  » spirale de dégradation  » bénéficie principalement aux populations les plus démunies tout en préservant l’exceptionnelle richesse en biodiversité.

La forêt n’occupe plus aujourd’hui que 17 % de l’île (contre 28 % du territoire national en 1950). La déforestation est surtout causée par les défrichements (résultant principalement de la pratique des cultures sur brûlis ou « tavy »), les feux de brousse allumés par les éleveurs pour maintenir les zones de pâturages ou par d’autres personnes à diverses fins, l’utilisation du bois par la population (bois de chauffe, cuisine, construction), ainsi que par l’exploitation forestière illicite en vue de satisfaire les besoins croissants en bois combustibles ou de fournir du bois d’oeuvre et de construction. 75 % de la population utilise du bois mort pour les activités quotidiennes (chauffe, cuisine…) et une grande partie de la population consomme du charbon à bois.

La déforestation entraîne aussi la disparition de nombreuses espèces, comme l’oiseau aepyornis et l’hippopotame nain. La chasse aux animaux sauvages dont la chair est appréciée par les malgaches, et les trafics d’espèces protégées (tortues, serpents boïdés) aggravent de phénomène.

Les cataclysmes naturels, essentiellement les cyclones tropicaux, amplifient les actions néfastes de l’homme sur la nature.

Le réceptif respecte et fait respecter les règles d’utilisation du bois selon la législation applicable en particulier dans les espaces protégés. La consommation de bois lors d’activité touristique est limitée au maximum. L’utilisation du gaz doit être privilégiée.

Il n’y a pas de politique nationale de gestion des déchets, gérés par les autorités locales qui mettent en place des systèmes de ramassage encore insuffisant. Par ailleurs, des systèmes de ramassage informel et des activités de recyclage sont très présents à l’initiative d’acteurs locaux et de certains réceptifs.

Actions recommandées par ATR :

  • inciter les clients à n’emporter que ce dont ils auront réellement besoin, retirer les emballages superflus de leurs produits (savons, bouteilles), emporter des détergents respectueux de l’environnement dans des quantités limitées
  • distribuer des sacs de collecte, inciter à ne pas accepter de sacs en plastique et disposer des poubelles dans les véhicules et lors des excursions
  • privilégier l’achat de produits frais achetés localement pour favoriser l’économie locale et éviter un surplus d’emballage
  • inciter les hébergements à mettre en place un compost
  • participer à un système de collecte mis en place par le réceptif, et rapatrier en France des déchets non recyclables sur place (pile, bombes aérosols, plastiques…)
  • sensibiliser et impliquer les différentes parties prenantes (clients, chefs de produits, guides, chauffeurs,etc) à la gestion des déchets et au partage des bonnes pratiques auprès des populations locales, notamment les enfants invités à répéter les bons gestes pour la planète
  • mettre en place des bonbonnes d’eau à disposition des clients, invités par ailleurs à se munir de pastilles désinfectantes, afin de minimiser l’achat de bouteilles en plastique

Le problème de la pollution des eaux commence à devenir de plus en plus préoccupant. Il est dû en grande partie à l’absence de législation et de contrôle sur les rejets polluants des installations industrielles, mais aussi à l’urbanisation rapide entraînant l’apparition des bidonvilles à proximité des lacs et des cours d’eau. La JIRAMA, compagnie nationale d’eau et d’électricité de Madagascar dispose de très peu de moyens et privilégie l’aménagement dans les grandes villes, sachant qu’une partie des foyers n’y sont pas rattachés (bidonvilles, banlieues). Notons que des ONGs, associations ou acteurs locaux se mobilisent pour mettre en place des programmes d’irrigation et d’assainissement ou des actions pour le transfert des resources en eau (citerne qui emmène de l’eau ponctuellement dans les villages ou petites villes), notamment dans les zone à risque à l’extrême sud de l’île qui peut subir des sécheresses.

Actions recommandées par ATR :

  • préférer les douches aux bains et conserver les serviettes plusieurs jours avant de les mettre au nettoyage
  • sensibiliser les réceptifs et leurs prestataires sur l’usage raisonné et écologique des spas et piscines
  • afficher clairement les pratiques de protection de l’environnement, idéalement à travers un label
  • tendre vers l’utilisation de détergents écologiques
  • privilégier l’utilisation des comprimés désinfectants, eau bouillie (thé, infusion)
  • ne pas se baigner ou se laver à proximité des sources d’eau (puits, piscines naturelles ou retenues d’eau communales)

Conseils éthiques et pratiques pour les voyageurs

Le tourisme responsable consiste aussi à lutter contre l’exploitation sexuelle des enfants et à faire passer le message au clients sur le risque pénal encouru, y compris dans les pays d’origine des touristes mais aussi sur le devoir de vigilance à travers la plateforme européenne de dénonciation des crimes sexuels impliquant des enfants.

La prostitution est condamné par la loi depuis 2008 à Madagascar. Les autorités en charge du tourisme s’engagent dans la lutte contre l’exploitation sexuelle des enfants, de plus en plus fréquentes malgré l’action des association.

La prostitution revêt plusieurs visages. Visage d’enfant, visage de femme… Il y a les prostituées en discothèque, les rabatteurs, les filles de Nosy-Be, les filles de Diégo-Suarez …Le sud de Mada étant très pauvre, la prostitution y est également très présente et l’exploitation des enfants y est courante.

Des campagnes de sensibilisation pour lutter contre le tourisme sexuel en général sont mises en place à l’arrivée, au niveau des douanes de l’aéroport, un panneau met en garde contre le tourisme sexuel. Certains pédophiles ont été arrêtés.

Toute forme de tourisme sexuel impliquant des mineurs et des adultes est à proscrite au niveau de l’ensemble des activités proposées par les réceptifs travaillant avec des voyagistes membres d’ATR. Le tourisme sexuel des enfants est un crime sérieux, quel que soit le lieu de destination. Le réceptif doit avoir un rôle de vigilance au cours des activités. En cas de prostitution enfantine, le réceptif s’engage à dénoncer le voyageur auprès des autorités locales sur le lieu de destination et à contacter également le partenaire voyagiste, en lui faisant savoir l’incident.

À Madagascar, la question est incontournable et ECPAT dispose d’une antenne locale qui a élaboré des actions avec les acteurs locaux du tourisme responsable (ANTSO RE) et la fédération hôtelière : vérification systématique des cartes d’identité des personnes qui entrent avec le client en chambre, affichage à la réception du code de conduite incluant le droit à la dénonciation et l’article qui marque la possibilité de poursuite même dans le pays d’origine. Certains hôtels n’acceptent plus de recevoir des personnes en double si la réservation était single au départ.

Bonne pratique

Quand un salarié ou un membre de sa famille est dans le besoin, certains réceptifs prennent en charge des frais médicaux non couvert par « CNAPS + organisme de santé » occasionnées lors d’un accident de travail ou d’une maladie, mais aussi des lunettes et verres de correction, 50% des médicaments qui ne peuvent pas être fournis par l’organisme de santé dans la limite d’un plafond de 200 000 MGA par mois.

Plus d’informations

Conseils aux voyageurs du ministère français des affaires étrangères

Office de tourisme de Madagascar

Fédération des îles vanille

Annexe : fiche pays ATR 2011 (18 pages) : sur la partie de l’espace pro réservée aux membres

 

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