Résultats de la grande enquête ATR

Les voyageurs donnent leur vision du tourisme responsable.

A l’occasion du Salon Mondial du Tourisme de Paris, ATR dévoile les résultats d’une grande enquête menée au deuxième semestre 2016. Les 20 membres d’ATR étaient invités à solliciter leurs clients et prospects pour mieux connaître leur vision du tourisme responsable7000 voyageurs ont répondu à cette enquête.

Voici les 5 faits saillants qui ressortent de l’enquête :

> Une perception du tourisme responsable plus universelle, moins réservée aux pays dits en développement.

Vers une sortie de la niche de l’écotourisme. En cette année internationale du tourisme durable pour le développement, le public commence à intégrer que toutes les formes de tourisme peuvent être responsables.

> Les préoccupations sociétales passent avant l’environnement, contrairement au début des années 2000 où la protection de la nature dominait l’opinion des voyageurs sur le tourisme responsable.

Le tourisme responsable séduit un nombre croissant de voyageurs, avec près d’un tiers du panel qui va jusqu’à faire du tourisme responsable un critère déterminant dans le choix de ses voyages.

Le label ATR et la Charte éthique du voyageur peuvent encore être mieux connus par une diffusion plus large des professionnels du voyage.

 

Cette enquête fait écho à la récente étude menée par TUI auprès de 3000 voyageurs européens, qui place les français en tête des clients intéressés par des vacances durables. 18% d’entre eux ont réservé un hôtel respectueux de l’environnement contre 17% pour les allemands, 9% pour les anglais et 5% pour les néerlandais.

En amont, une synthèse des études disponibles sur le thème du tourisme responsable avait été réalisée pour affiner l’objectif de l’enquête ATR. Elle est disponible sur l’espace pro du site d’ATR.

 

Retrouvez sur le Salon Mondial du Tourisme de Paris certains membres d’ATR comme Chamina, Double Sens, La Balaguère, Look Voyages, Salaün Holidays, Tirawa, Vacances Transat, … ainsi que l’association des Acteurs du Tourisme Durable sur le Village du Tourisme Durable.

 


1. Une perception du tourisme responsable plus universelle, moins réservée aux pays dits en développement.

Les voyageurs du panel ne sont ne sont plus que 5% à penser que le tourisme responsable concerne essentiellement les pays en développement et plus de 60% pensent que le tourisme responsable est possible partout, en France comme à l’autre bout du monde.

Alors que la fréquentation augmente très fortement dans des destinations comme la Norvège ou le Portugal, il est intéressant d’observer que les voyageurs sont attentifs à la manière dont les impacts du tourisme sont maîtrisés dans les pays dits développés. Si des pays comme le Maroc ou le Costa Rica développent depuis longtemps déjà des stratégies de tourisme responsable, ce n’est que plus récemment que les autorités se mobilisent sur le sujet dans des destinations comme l’Islande ou les Baléares.


2. Vers une sortie de la niche de l’écotourisme. En cette année internationale du tourisme durable pour le développement, le public commence à intégrer que toutes les formes de tourisme peuvent être responsables.

Seulement 50% des sondés pensent que le tourisme responsable est en opposition avec le tourisme de masse et qu’il s’agit de voyager en petits groupes. Les voyageurs ont donc en partie compris que la taille des groupe n’est pas un critère du tourisme responsable. Ainsi les voyageurs intègrent peu à peu les nouvelles informations relatives au tourisme responsable dont l’échelle comme la culture sont en train de changer.

Dans certains territoires fragiles, un touriste par an est déjà de trop. A contrario, 10 000 visiteurs par jour peuvent avoir un impact positif sur une destination. A condition de bien l’aménager et de le faire en concertation avec les habitants. Le tourisme dit de masse peut être responsable si tenté que les flux soient répartis dans l’espace avec par exemple une valorisation des arrière pays, et dans le temps avec par exemple de grandes amplitudes horaires de l’ouverture des sites permettant aux visiteurs de profiter des lumières du matin ou du soir. Les équipements touristiques intègrent aussi les solutions du développement durable à l’image des golfs arrosés avec les eaux usés retraités plutôt que de pomper dans la nappe phréatique ou des aéroports qui acheminent les avions jusqu’aux pistes de décollage à l’aide de tracteurs électriques.

3. Les préoccupations sociétales passent avant l’environnement, contrairement au début des années 2000 où la protection de la nature dominait l’opinion des voyageurs sur le tourisme responsable.

Pour plus de 90% des sondés, il s’agit de respecter le patrimoine, la culture et les populations d’accueil et pour 60%, voyager responsable consiste à faire des rencontres avec les habitants et de vivre à la mode locale, avant même la protection de la faune et de la flore que retiennent néanmoins 85% des sondés.

Pour la majorité des sondés, il ne s’agit pas non d’aider, puisque seulement 15% d’entre eux pensent qu’il faut participer à un chantier solidaire sur place ou faire un don à une association de la région visitée. Une bonne nouvelle à l’heure où les dérives du tourisme humanitaire sont de plus en plus visibles et dénoncés, et même s’il est tout à fait possible de voyager solidaire de façon responsable.

4. Le tourisme responsable séduit un nombre croissant de voyageurs, avec près d’un tiers du panel qui va jusqu’à faire du tourisme responsable un critère déterminant dans le choix de ses voyages.

Près deux tiers des sondés pensent que le tourisme responsable est un critère que devraient intégrer tous les professionnels du voyage. Ils ont d’ailleurs bien compris leur intérêt puisque 90% des voyageurs pensent qu’ils tirent un bénéfice personnel du tourisme responsable. Leur action préférée en matière est d’ailleurs de prendre du plaisir à consommer local, devant la valorisation des emplois locaux et la préservation de l’environnement. Ils sont également très majoritairement opposés à l’idée que le voyage même responsable a forcément un impact négatif.

5. Le label ATR et la Charte éthique du voyageur peuvent encore être mieux connus par une diffusion plus large des professionnels du voyage.

En effet, la moitié des sondés indiquent connaître le label ATR, mis en place depuis 2006. Ils sont également près de 3500 sur 7000 à connaître la Charte éthique du voyageur, un texte qui a fêté ses 20 ans en 2016 et dont la diffusion par les voyagistes à leurs clients est une des nombreux conditions d’obtention du label. Ils sont d’ailleurs très nombreux à trouver important que les entreprises soient labellisées, notamment pour l’hébergement (79%), les agences de voyage (75%) et les activités sur place (74%).

> Accès aux résultats de l’étude

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