Préambule

Préambule de la conférence sur le voyage climato-compatible organisée par ATR le 4 décembre 2015 au Grand Palais dans le cadre de la conférence des Nations Unies sur le climat (COP 21).

ATR considère que si certaines personnes peuvent douter de la sincérité et de l’efficacité de l’engagement des diverses parties prenantes de la lutte contre le changement climatique, elles ne doivent pas empêcher toutes ces parties de prendre part à la COP 21 et de s’exprimer sur les solutions qu’elles mettent en oeuvre. Ainsi les ONG, les citoyens, les entreprises, les collectivités locales, les gouvernements ont tous un rôle à jouer et peuvent prétendre agir  et communiquer pour réduire leur empreinte carbone.

Le changement climatique et la communication sont deux sujets abordés lors de Journée Mondiale pour un Tourisme Responsable. Alors que l’édition 2012 de cet événement posait l’hypothèse d’une relocalisation progressive des destinations, l’édition 2015 traitait de la trop grande humilité des acteurs du tourisme responsable (greenhushing), invités à être décomplexés et partager au plus grand nombre le résultat de leur engagement.

Sur le sujet de la décroissance touristique, si l’on parle de plus en plus de slow tourisme, il convient de rappeler nous n’avons jamais autant voyagé, aussi souvent et aussi peu longtemps. S’il conviendrait d’allonger les temps de séjour, de réduire la fréquence des voyages et d’utiliser des modes de transports moins carbonés, le tourisme lent ne doit pas être synonyme de repli sur soi et de relocalisation des destinations mais plutôt d’évolution des modes de consommation et de production des voyages.

Quant au problème du greenwashing (écoblanchiment), il faut lui préférer celui du greenhushing (écochucotement). Si il faut dénoncer la publicité mensongère, il ne faut pas la confondre avec la communication, responsable, des acteurs qui agissent pour le développement durable. Si leurs actions ne sont pas toujours à la hauteur des enjeux, la communication qui en est faîte ne prétend pas l’être. Or le déficit de notoriété du tourisme responsable est justement lié à la pudeur d’acteurs qui ne communiquent finalement que trop peu sur leur engagement dans la transition vers un développement durable du tourisme.

Place donc au débat et échangeons en toute transparence sur nos actions, nos réflexions, nos doutes et nos convictions.

En commençant par la présentation des trois intervenants à cette conférence sur le voyage climato-compatible puis en poursuivant par un dialogue sur le fil twitter #voyagesCOP21 @voyagesATR.